Assurance auto tiers ou tous risques : le vrai choix

Assurance auto tiers ou tous risques : le vrai choix
  • L’assurance au tiers couvre uniquement les dommages causés aux autres ; elle est obligatoire et coûte 400 à 700 € par an.
  • Le tous risques ajoute la réparation de votre véhicule, le vol, l’incendie et le bris de glace, pour 700 à 1 500 € par an.
  • Choisissez selon la valeur de votre voiture : sous 2 000 €, le tiers suffit ; au-dessus de 5 000 €, le tous risques est justifié.
  • Une formule intermédiaire (tiers + vol/incendie) offre un bon compromis pour les véhicules de 2 000 à 5 000 €.

Quelle différence entre une assurance tous risques et au tiers ?

La différence tient en une phrase : le tiers couvre les autres, le tous risques couvre aussi votre véhicule, quel que soit le responsable.

En bref :

  • L'assurance au tiers couvre uniquement les dommages causés à autrui, coûtant 400 à 700 € par an, tandis que le tous risques ajoute la réparation de votre véhicule, vol, incendie et bris de glace pour 700 à 1 500 € par an.
  • Le choix dépend de la valeur du véhicule : sous 2 000 €, le tiers suffit ; au-dessus de 5 000 €, le tous risques est justifié ; entre 2 000 et 5 000 €, une formule intermédiaire (tiers + vol/incendie) est un bon compromis.
  • Le tous risques couvre les dommages à votre véhicule en toutes circonstances (accident responsable ou non), mais comporte des exclusions (conduite en état d'ivresse, absence de permis) et des franchises qui réduisent son intérêt sur les véhicules de faible valeur.

L’assurance au tiers est le minimum légal exigé par le Code des assurances. Elle comprend la responsabilité civile, qui indemnise les dommages que vous causez à autrui. Rien de plus. Votre propre voiture, en cas d’accident responsable, reste à votre charge. C’est le nerf de la guerre : beaucoup de conducteurs le découvrent au moment du sinistre.

Le tous risques, lui, reprend toutes les garanties du tiers et ajoute la couverture de vos propres dommages. Vol, incendie, bris de glace, catastrophes naturelles, accident responsable ou non : tout est pris en charge, sous réserve des franchises et exclusions du contrat. Franchement, je trouve que c’est une protection complète, mais elle a un coût.

  • Au tiers : responsabilité civile uniquement.
  • Intermédiaire : tiers + vol, incendie, parfois bris de glace.
  • Tous risques : toutes les garanties précédentes + dommages à votre véhicule en toutes circonstances.

Que couvre l’assurance au tiers concrètement ?

L’assurance au tiers couvre les dommages que vous causez aux autres, mais pas ceux que subit votre propre véhicule.

Concrètement, si vous accrochez une voiture en stationnement, l’assurance paie les réparations de l’autre véhicule. Si vous blessez un piéton, elle prend en charge ses frais médicaux. En revanche, si vous finissez dans le fossé tout seul, vous ne touchez rien. Votre voiture est une épave ? Tant pis pour vous. C’est dur, mais c’est la règle.

Ne nous voilons pas la face : beaucoup de gens pensent que le tiers couvre un peu leur véhicule. Erreur. Il ne couvre que la responsabilité civile, et c’est tout. Les garanties comme le vol, l’incendie ou le bris de glace sont des options payantes, souvent proposées en pack intermédiaire.

Ce que couvre l’assurance au tiers, en détail
ÉlémentCouvert ?
Dommages causés à autrui (matériels et corporels)Oui
Dommages à votre véhicule en accident responsableNon
Vol de votre véhiculeNon (option)
IncendieNon (option)
Bris de glaceNon (option)
Catastrophes naturellesParfois inclus selon contrat

Que couvre l’assurance tous risques en plus ?

Le tous risques couvre tout ce que couvre le tiers, plus les dommages à votre propre véhicule, le vol, l’incendie et le bris de glace.

En clair, si vous êtes responsable d’un accident, votre assureur paie la réparation de votre voiture, moins la franchise. Si on vous la vole, vous êtes indemnisé à hauteur de la valeur de remplacement. Si votre moteur prend feu, même combat. C’est une tranquillité d’esprit certaine.

Mais attention, le diable est dans les détails. Les contrats tous risques comportent des exclusions : conduite en état d’ivresse, absence de permis valide, véhicule non entretenu… Et la franchise peut être salée. Sur un véhicule de 2 000 €, une franchise de 500 € réduit nettement l’intérêt de la formule.

  • Dommages tous accidents : responsable ou non, votre véhicule est réparé.
  • Vol et vandalisme : indemnisation selon la valeur Argus.
  • Incendie et explosion : couverts, y compris les actes de malveillance.
  • Bris de glace : pare-brise, vitres latérales, lunette arrière.
  • Catastrophes naturelles et technologiques : incluses selon les contrats.

Combien coûte l’assurance au tiers vs tous risques ?

En moyenne, l’assurance au tiers coûte 400 à 700 € par an, tandis que le tous risques se situe entre 700 et 1 500 €, soit 40 à 60 % de plus.

D’après mon expérience de courtier, l’écart réel dépend beaucoup de votre profil. Un jeune conducteur paiera une surprime qui peut atteindre 150 % sur le tous risques. À l’inverse, un conducteur expérimenté avec un bonus de 0,50 verra un écart plus modéré, parfois de 200 à 300 € par an.

Voici un tableau comparatif des tarifs moyens constatés sur le é français, selon les profils :

Tarifs annuels moyens selon la formule et le profil (en euros)
ProfilAu tiersIntermédiaireTous risques
Conducteur expérimenté (bonus 0,50)450 €580 €750 €
Jeune conducteur (bonus 1,00)650 €820 €1 100 €
Conducteur en zone urbaine520 €680 €920 €
Gros rouleur (plus de 20 000 km/an)600 €780 €1 050 €

Comment évaluer la valeur de votre véhicule pour trancher ?

La règle est simple : si votre voiture vaut moins de 10 fois le coût annuel du tous risques, le tiers est plus rentable.

Prenons un exemple concret. Une voiture cote 3 000 € à l’Argus. Le tous risques coûte 900 € par an, le tiers 500 €. L’écart est de 400 €. En cas de perte totale, le tous risques vous rembourse 3 000 €. Il vous faut donc 7,5 ans de cotisation pour que le tous risques devienne intéressant. Autant dire que pour ce véhicule, le tiers est plus rationnel.

Pour estimer la valeur, je vous conseille de consulter la cote Argus, qui fait foi auprès des assureurs. Ajoutez les options (GPS, toit ouvrant) et tenez compte de l’état général et du kilométrage. Un véhicule avec moins de 100 000 km conserve mieux sa valeur qu’un autre à 200 000 km.

  • Étape 1 : Consultez la cote Argus gratuite en ligne.
  • Étape 2 : Ajustez selon options et état (+, – 10 à 20 %).
  • Étape 3 : Calculez le ratio valeur / cotisation tous risques.
  • Étape 4 : Si le ratio est inférieur à 10, choisissez le tiers.

Quand faut-il passer de tous risques au tiers ?

Il faut passer au tiers lorsque la valeur de votre véhicule ne justifie plus la cotisation, généralement sous 2 000 €.

J’ai vu des clients assurer en tous risques une voiture de 1 500 €, en payant 800 € par an. C’est une erreur économique. En cas de sinistre, ils toucheraient moins que les cotisations déjà versées. Le bon sens paysan dit : on n’assure pas plus cher que ce que vaut le bien.

Un autre signal : si votre véhicule a plus de 10 ans et que sa cote chute chaque année, le tous risques devient vite disproportionné. À moins que vous y teniez affectivement, mais ça, l’assureur ne le prend pas en compte !

Quand n’est-il plus utile d’être assuré tous risques ?

Dès que la valeur de votre voiture passe sous 2 000 €, le tous risques n’est plus utile financièrement.

Prenez une voiture de 1 800 €. Une cotisation tous risques à 700 € par an représente 39 % de sa valeur. Si vous n’avez pas de sinistre pendant 3 ans, vous aurez payé 2 100 €, soit plus que la valeur du véhicule. C’est mathématique.

Bien sûr, il y a des exceptions. Si vous tenez à la garantie vol parce que vous vivez dans un quartier sensible, l’intermédiaire peut se justifier. Mais pour les dommages tous accidents, le jeu n’en vaut pas la chandelle.

Quelle formule choisir selon votre profil ?

Le choix dépend de trois critères : la valeur du véhicule, votre budget et votre environnement.

Je vais être direct : il n’y a pas de formule universelle. Un jeune conducteur avec une vieille Clio n’a pas les mêmes besoins qu’un cadre roulant en SUV récent. Voici comment je raisonne, en toute transparence.

  • Jeune conducteur ou bonus faible : choisissez le tiers ou l’intermédiaire, car la surprime rend le tous risques très cher.
  • Véhicule récent (plus de 5 000 €) : le tous risques est justifié, surtout si vous l’avez financé par crédit (le prêteur l’exige souvent).
  • Véhicule ancien (moins de 2 000 €) : optez pour le tiers, c’est le plus rationnel.
  • Gros rouleur (plus de 20 000 km/an) : le tous risques devient rentable, car le risque d’accident augmente avec les kilomètres.
  • Zone urbaine ou à forte criminalité : prenez au moins l’intermédiaire avec vol et incendie.

Quels sont les pièges à éviter lors du choix ?

Les pièges sont la sous-assurance, la sur-assurance, les franchises élevées et les exclusions cachées.

J’ai vu trop de clients sous-assurés : un véhicule récent assuré au tiers pour économiser, puis un accident responsable qui les laisse avec une facture de 8 000 €. À l’inverse, d’autres sur-assurent une épave. Le juste milieu, c’est d’aligner la formule sur la valeur réelle du véhicule.

Un autre piège : les franchises. Une franchise de 500 € sur un véhicule de 2 000 €, c’est 25 % de la valeur. Dans ce cas, le tous risques ne sert à rien pour les petits sinistres. Et lisez les exclusions : alcoolémie, défaut de permis, véhicule non entretenu… Le diable est dans les détails.

  • Sous-assurance : véhicule récent assuré au tiers, reste à charge énorme en cas de sinistre.
  • Sur-assurance : vieux véhicule en tous risques, cotisations supérieures à la valeur.
  • Franchises trop hautes : réduisent l’intérêt du tous risques.
  • Exclusions non lues : conduite en état d’ivresse, etc.

Le conseil d’Édouard : mon avis franc sur le sujet

Mon conseil est simple : ne payez jamais plus pour assurer que ce que vaut le bien, mais ne vous mettez pas non plus dans une situation financière intenable.

Si vous hésitez, faites le calcul sur un coin de table. Valeur du véhicule, cotisation annuelle, franchise. En 5 minutes, vous savez ce qui est le plus avantageux. C’est le bon sens paysan.

Et rappelez-vous : vous pouvez changer de formule à chaque échéance annuelle, grâce à la loi Hamon. Rien ne vous empêche de passer au tiers quand votre voiture vieillit, puis au tous risques si vous changez de véhicule. L’assurance n’est pas un mariage, c’est un contrat ajustable.

Sophie Dubois
Sophie Dubois
Analyste en optimisation de contrats d'assurance

Bonjour ! Je suis Sophie Dubois et ma mission est de rendre le monde de l'assurance aussi clair et simple que possible pour vous. Pendant des années, j'ai constaté la frustration et la confusion que peuvent engendrer les contrats d'assurance. C'est cette observation qui m'a poussée à consacrer ma carrière à …

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